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Les Chroniques du retour de l'Autre

 
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Terry
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MessagePosté le: Mer 24 Sep - 18:13 (2014)    Sujet du message: Les Chroniques du retour de l'Autre Répondre en citant

Je suis enfin parvenu à rassembler tous les témoignages, tous les écrits, toutes les légendes, pour pouvoir enfin, et à nouveau, dévoiler un pan entier de l'Histoire. 
Cette histoire, peu la connaissent entièrement, et de ce fait, je vais pouvoir la dévoiler dans son intégralité.


Ainsi, plus de trente ans après, je rédige enfin les chroniques du retour du dieu banni.




-- Valère, chroniqueur


Dernière édition par Terry le Mer 24 Sep - 19:16 (2014); édité 4 fois
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MessagePosté le: Mer 24 Sep - 18:13 (2014)    Sujet du message: Publicité

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Terry
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MessagePosté le: Mer 24 Sep - 18:13 (2014)    Sujet du message: Les Chroniques du retour de l'Autre Répondre en citant

I.


Au commencement, lorsque les dieux créèrent toutes choses, il y eut de grandes tensions entre la communauté divine toute entière et l'Autre, le dieu dont le nom n'est plus prononcé. Tous les dieux créèrent quelque chose. Certains façonnèrent la terre, en lui donnant sa géographie, d'autres permirent à la lumière d'exister, à travers la puissante boule de feu céleste nommée Soleil. Pour contre-balancer la présence de la lumière, un dieu opposa les ténèbres au Soleil, et ainsi naquit l'ombre, la nuit, et dame Lune.
Lorsque le monde fut terminé, prospère et complet, les dieux décidèrent de déposer des êtres dans ce monde, afin qu'ils puissent jouir de cette création parfaite. Ils se concertèrent, et fabriquèrent différents types de vie. 


Ils firent ainsi, à l'aide de terre et de pierre, de nombreuses espèces d'êtres vivants. Certaines étaient sauvages et ne suivaient que leurs instincts. D'autres, les plus abouties, furent les premiers êtres pensants, dotés du terrible pouvoir de la connaissance, qui leur permettrait de prospérer malgré leurs faiblesses physiques. On compte parmi ces espèces les humains, les nains, les elfes, les halfelins, les orques, et bien d'autres encore. Ces êtres se rassemblèrent, et commencèrent à se développer. Ils découvrirent de nombreuses choses, ainsi que leurs créateurs. En effet, les dieux n'intervinrent pas dans les affaires terrestres, car ils considéraient ce monde comme pur, vide de toute corruption, et désiraient le voir mûrir sans aide, mais les créatures reconnurent leurs créateurs.
Cependant, un dieu ne fut point sollicité. Ce dieu, fou de rage, décida d'apporter un ajout à la création de la communauté divine. Cet ajout innommable fut les vices : ainsi, les êtres se virent accordés la convoitise et l'envie, la gourmandise, l'orgueil, la colère, la paresse et la luxure.
Les êtres s'entre-déchirèrent, dans ce monde de pureté.


Fier de sa création, l'Autre s'incarna dans ce monde, et se mit à répandre un culte d'égoïsme et de dévastation. Un culte dédié à lui-même, afin d'accroître sa propre puissance.
Lorsque les dieux découvrirent l'horreur qui avait été déversée par l'Autre sur notre monde, ils s'allièrent et envoyèrent les dieux les plus puissants afin de chasser ce renégat hors de l'Existence. Un combat terrible eut lieu, lors duquel une déesse fut détruite par les immondes pouvoirs de l'Autre. L'Autre bénéficiait d'une source de pouvoir infiniment plus grande contre laquelle l'Alliance Purgatrice ne pouvait rivaliser que par le nombre. Ce soutien était issu des cultes qui avaient éclos au sein des populations pensantes du monde terrestre.
L'Autre fut finalement vaincu, mais sa puissance était telle qu'il ne pouvait être détruit. Il fut alors enfermé dans un monde prison, créé par quelques dieux, dont Sarenrae, la Fleur de l'Aube elle-même. Ce fut elle qui conduisit le dieu vaincu dans son éternelle prison, et celle-ci fut scellée à jamais par Asmodéus, le Prince des Ténèbres.


Sarenrae, dans son infinie bonté, offrit sa rédemption aux êtres vivants du monde, et la plupart d'entre eux se rachetèrent et re-devinrent purs.


Cependant, l'Autre n'avait point été détruit. Et il préparait son retour.
- Symbole de Sarenrae, la fleur de l'Aube
 -Symbole d'Asmodéus, le Prince des Ténèbres 

 


Dernière édition par Terry le Dim 28 Sep - 15:03 (2014); édité 3 fois
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Terry
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MessagePosté le: Mer 24 Sep - 19:05 (2014)    Sujet du message: Les Chroniques du retour de l'Autre Répondre en citant

II.


Le monde-prison possédait un parallélisme temporel avec le monde d'origine, ainsi, même si le temps ne s'écoulait pas de la même vitesse, les deux territoires étaient tout de même liés.
Le monde originel fut baptisé Golarion par ses occupants, et satisfaits de ce nom, les dieux le diffusèrent largement aux quatre coins du territoire.


Peu après la construction de la geôle divine, les dieux construisirent une entité d'une puissance inouïe, supérieure en puissance à l'Autre, afin de l'empêcher de commettre d'autres exactions. Ils nommèrent cette force le Gardien. Celui-ci avait l'incroyable capacité de priver le déchu de son énergie, et ainsi de le condamner à demeurer dans une torpeur éternelle.
Cependant, les graines de destruction du dieu sans nom avaient déjà été plantées dans le monde de Golarion, et une poignée d'êtres pensants continuaient à vénérer le dieu renégat.
C'est ainsi, que, lentement, l'Autre retrouva peu à peu ses forces, malgré la présence du Gardien.

Aux balbutiements du retour de ses pouvoirs, il amena quelques un de ses fidèles dans le monde-prison, afin de les protéger du courroux des autres dieux. De leurs descendants naquirent des êtres possédant leur libre-arbitre, et il ne put les empêcher de se détourner de lui. Alors, ces êtres se multiplièrent, et des civilisations se dressèrent. Les Hommes se rassemblèrent sous un seul commandement, de même que les nains et les elfes, tandis que les halfelins et les orques vécurent en petites communautés. Ces êtres pensants prospérèrent, puis subirent un Âge de Ténébres, lorsque Stéphano, un puissant archmage de Golarion, entrait dans la geôle divine. Nul ne sait par quel moyen il parvint à entrer dans cet univers.

Son arrivée provoqua de terribles perturbations, et la puissance de l'Autre fut raffermie, tandis que les dieux prenaient conscience de l'activité qui régnait sur les terres du monde-prison, qui avait été appelée par ces occupants, les Riches-terres. 
L'Autre parvint à camoufler la reprise de son pouvoir, et les dieux laissèrent la vie se développer dans ce monde prison. - Ceci constitua certainement leur plus grande erreur


Les ténèbres s'abattirent sur ce monde, mais les dieux ne firent rien, car ils avaient décidé de ne plus intervenir dans les affaires terrestres, et les êtres pensants vécurent une période tourmentée. Vint ensuite un Âge d'Or, après la défaite des forces maléfiques.


L'Histoire de nos héros commença quinze millénaires après la création du monde prison, et plus de quatre mille ans après le début de l'Âge d'Or.


Dernière édition par Terry le Mar 28 Oct - 00:57 (2014); édité 1 fois
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Terry
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MessagePosté le: Mar 30 Sep - 18:45 (2014)    Sujet du message: Les Chroniques du retour de l'Autre Répondre en citant

III.


Esny, un petit village sans histoire, était le lieu de naissance de trois de ces êtres qui allaient changer le destin des mondes.


Félindrae Mainsûre, fille de Ténae Mainsûre et de Tomm Mainsûre, s'était toujours débrouillée seule pour vivre. Dans sa jeunesse, alors qu'elle était partie de plus en plus profondément dans la forêt rechercher des plantes afin de faire des baumes et cataplasmes, elle tomba nez à nez avec un jeune ourson brun blessé. Il était à côté de sa mère, haletante et agonisante, la patte tordue dans un robuste piège à ours. L'imposante ourse regardait la jeune halfeline, alors que celle-ci s'approchait d'eux. Felindrae s'accroupit doucement à quelques mètres des deux ours et attendit. Au bout de quelques heures d'attente, la mère coucha sa tête sur le sol, dans un mugissement rauque et étouffé. Elle mourut.
Félindrae s'occupa du petit ourson pendant plus de six mois, avant de révéler son existence. Lors de cette période, elle le nourrit, le protégea et lui construisit un abri. Elle se sentait extrêmement proche de ce petit animal. Elle se sentait enfin exister.
Dans le même temps, elle s'exerçait à la chasse et avait rejoint la milice du village, qui le protégeait des raids réguliers des tribues gobelines. Elle se découvrit un talent extraodinaire pour l'archerie. Elle parvenait à toucher une noix à plus de deux cents mètres.
Lors d'un des raids gobelins, une partie du village fut brûlé, et ses parents moururent ensevelis sous les décombres fumantes de leur maison. 


Thôl a toujours été placé sous la protection de la déesse Sarenrae. Il fut recueilli par la petite église consacrée à la Fleur de l'Aube, sa mère n'ayant pas survécu à l'accouchement.
Le prêtre Antonio, responsable de ce lieu de culte, l'éleva comme son propre fils. Il lui ouvrit la voie de la sagesse et de la bonté, de la lumière et de la rédemption. Le jeune Thôl fut initié, et se révéla extrêmement prometteur. Il émanait de lui une sorte d'aura apaisante : lorsque l'on se tenait près de lui, les troubles semblaient disparaître et quelques mots sortis de sa bouche suffisaient à réconforter les coeurs meurtris.
Il étudiait beaucoup, et lut de nombreux ouvrages. Il semblait destiné à devenir un grand guérisseur.
C'est lors des attaques gobelines qu'il gagna le respect de tous. Malgré son jeune âge, son courage était grand : il s'affairait auprès des blessés sans songer à sa propre personne. Ainsi, à l'âge de seize ans, certains villageois préféraient lui demander ses conseils, plutôt que ceux d'autres prêtres. 
Antonio était fier du jeune prodige.


Enaë était une jeune demi-elfe qui vivait à la frontière du village. Personne ne la connaissait réellement. On racontait qu'elle vivait en harmonie avec la nature, et qu'elle ne venait pas vivre au sein du village à cause d'une malédiction.




Les raids gobelins s'intensifiaient. Cela faisait presque une semaine que les assauts se poursuivaient, jour après jour. De nombreux hommes mourraient et la milice n'était jamais revenue de la contre-attaque contre les camps gobelins.


Alors, las du carnage incessant, Thôl décida de partir mettre un terme à ces attaques, peut être en comprenant la raison de leur agressivité. Félindrae et Enaë le rejoignirent, et ensemble, ils s'enfoncèrent dans la forêt, sans savoir ce qui les attendait.


Dernière édition par Terry le Mar 28 Oct - 01:01 (2014); édité 1 fois
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Terry
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MessagePosté le: Mer 1 Oct - 18:28 (2014)    Sujet du message: Les Chroniques du retour de l'Autre Répondre en citant

IV.


S'enfonçant silencieusement dans la forêt, tous leurs sens aux aguets, la jeune troupe était sur ses gardes. L'ourson de Félindrae, qui avait atteint la moitié de sa taille adulte, les suivaient de loin. Ils s'avançaient dans la direction des traces laissées par les gobelins.
Enaë était en tête. Mystérieuse, elle avançait accroupie, une main posée sur le sol.
Thôl, bien que peu discret, la suivait du mieux qu'il pouvait. Il n'arrivait pas à suivre l'incroyable rythme de la demi-elfe, cependant, il ne faisait aucun commentaire et continuait à marcher. Sa détermination était sans faille : il fallait éradiquer le mal qui rongeait ces terres, afin de protéger le village et les siens.
Félindrae fermait la marche. Elle restait silencieuse depuis le départ. Elle montrait une formidable aisance, dans le bois. Sa démarche était fluide, douce, et ses pas ne faisaient jamais craquer de brindilles. L'ourson, la talonnait. L'halfeline ne se retournait pas, car elle savait qu'il le suivrait.


Alors qu'ils semblaient s'approcher de la lisière du bois, Enaë s'arrêta soudainement. Elle se retourna et fit un signe à ses deux compagnons de se baisser.


- Silence, chuchota-t'elle en pointant du doigt derrière elle. Ils sont juste derrière.


Thôl acquiesça d'un mouvement de tête, tandis que Félindrae jetait un regard furtif en arrière.


La demi-elfe s'avança lentement vers un épais buisson qui lui servirait de couverture, quand soudainement, elle s'immobilisa :


- Prenez garde, nous sommes suivis, par quelque chose d'imposant, dit-elle sans se retourner
- Ce n'est rien, déclara Félindrae, c'est... un ami.


Etant cachée par sa capuche, Thôl ne vit pas un rapide sourire espiègle passer sur son visage.


Enaë leur fit signe d'approcher. Elle leur montra rapidement du doigt plusieurs tentes grossièrement montées, qui ont certainement été volées. Près d'elles s'affairaient une dizaine de peaux-vertes. Quelques-uns transportaient de larges sacs, qu'ils finissaient par déposer près du même gobelin. Il s'agissait certainement de leur "chef".
Si les gobelins étaient laids, alors le chef serait qualifié d'horrible. Sa tête disproportionnée juchée sur son petit corps semblait emprise de tics nerveux, alors qu'il découvrait le contenu des sacs. Ses yeux, d'une teinte brun-orangé, semblaient être animés d'une vie propre. Sa mâchoire tordue laissait entrevoir des petits crocs jaunâtres. Il portait des morceaux de tissus tâchés de terre et de sang, qui lui servaient certainement de pagne. A son côté était déposée une arme crasseuse, un "coupe-chien", vague esquisse d'épée. Il tenait une torche, bien que le soleil fût était haut et fort, en cette période estivale, et braillait dans l'ignoble langage gobelin, tout en agitant son flambeau. Il n'hésitait pas à frapper ses congénères, et finit par s'assoir à même le sol.


Félindrae sortit son arc. Le cuir de sa poignée était sombre et usée. Elle suggéra :


- Profitons de l'effet de surprise, et abattons-les à distance. Leur nombre sera fortement réduit lorsqu'ils parviendront jusqu'à nous. De plus, nous devrions nous séparer de plusieurs mètres, afin d'effectuer un tir de barrage dans le but de leur bloquer le chemin.


Thôl ne fut surpris qu'une fraction de seconde par son étrange accent. Il rétorqua : 

- Je ne sais combattre à distance, mais je vous couvrirais quand même, n'ayez crainte.
- Bien, fit Enaë en partant sur sa droite.


L'archère partit de son côté, et Thôl entendit un mouvement sourd la suivre. Il ne s'inquiéta pas.
Le jeune prêtre aurait voulu pouvoir questionner ces êtres, mais ceux-ci ne vivaient que pour le carnage et la destruction et il savait pertinemment que cela ne pourrait se produire. Il ferma les yeux, et pria brièvement Sarenrae pour la rédemption de leurs âmes.


Alors qu'il venait de ré-ouvrir les yeux, il entendit le claquement d'une corde, suivie d'un sifflement. Une flèche d'une incroyable précision avait fusé d'un buisson, à quelques pas de là, et venait de se ficher avec un bruit mat au milieu du crâne du chef gobelin. Aussitôt, ce fut la panique. Les gobelins se mirent à courir dans tous les sens, certains pour se cacher dans les tentes, d'autres vers le chef. Leur confusion était totale. Ils se gênaient mutuellement et se heurtaient les uns les autres.


Félindrae venait d'exécuter un tir impressionant, mais elle ne s'arrêta pas pour l'apprécier. Immédiatement, elle enchocha une nouvelle flèche, et tira, encore et encore. Trois des leurs tombèrent de ses coups incessants.
Une rumeur, non loin d'elle, lui fit dresser les cheveux sur sa tête. C'était une sorte de mantra, un discours incompréhensible qui ne retenait qu'à grand peine une énergie incroyable. Elle entendit un ultime mot, qui la fit frissonner. Au même moment, un étrange projectile de la forme d'un petit dragon fila droit vers l'un des peaux-vertes. A peine le projectile l'eût-il touché qu'il s'effondrait en convulsant violemment.


Enaë laissa le pouvoir refluer alors qu'elle constatait avec satisfaction les dégâts qu'elle lui avait causés. D'un mouvement de poignet fluide, elle leva sa main et ferma le poing. Aussitôt, trois griffes couleur braise sortirent simultanément, au niveau des phalanges de la main gauche. En silence, elle se rua vers les quelques gobelins restants.


Thôl était sidéré par la rapidité d'exécution de Félindrae et de la puissance utilisée par la mystérieuse Enaë. Etait-ce de la magie ?


Les six gobelins encore debout virent la demi-elfe charger dans leur direction, un sourire féroce au lèvres. Ils foncèrent vers elle également.
Lorsqu'ils furent au contact, ce fut un massacre.


Dernière édition par Terry le Mar 28 Oct - 01:07 (2014); édité 1 fois
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Krull
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MessagePosté le: Ven 17 Oct - 17:59 (2014)    Sujet du message: Les Chroniques du retour de l'Autre Répondre en citant

La suite, la suite, la suite !   Okay
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Comme dit la lune quand elle est pleine : «pas d'quartier !!!»


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Terry
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MessagePosté le: Jeu 23 Oct - 21:54 (2014)    Sujet du message: Les Chroniques du retour de l'Autre Répondre en citant

V.


La poussière retomba sur le champ de bataille. Une silhouette se redressa lentement. Félindrae aperçut que la demi-elfe était seule. Les corps inanimés des gobelins gisaient à ses pieds. Elle souriait en contemplant ses griffes. Du sang s'en égouttait lentement. Elle se retourna, et fit un grand signe du bras aux deux compagnons, qui attendaient, bouche bée, encore cachés dans les buissons.


Thôl était sidéré. Etait-ce là l'étrange magie, la puissante énergie dont les légendes parlent ?


Alors que le campement des peaux-vertes était silencieux, un gobelin sortit en courant d'une tente un peu en retrait, l'air paniqué. Il hurlait dans l'horrible language de ces engeances, et se dirigeait vers la forêt. 
Felindrae souffla : 
- Laissez le moi.


Elle saisit son arc et fit glisser prestement sa main vers le carquois passé en travers de son dos. Elle encocha la flèche et banda avec lenteur son arc. Ses yeux étaient toujours fixés sur le peau-verte. Alors que celui-ci braillait de manière incompréhensible, la chasseresse était calme et attentive. Il était devenu une proie. Elle retenait sa respiration.


Le gobelin s'enfuyait, Thôl le sentait. Il allait s'échapper. Il esquissa un mouvement vers l'halfeline, qui avait toujours en joue son ennemi. Au même moment, la corde claqua et le trait fusa. Sans même y jeter un regard, Félindrae détourna les yeux.


- Partons, fit-elle.


Le hurlement s'était tu.


Après un regard vers l'archère, qui se diriger vers son "ami", Thôl alla inspecter le campement. Il trouva de nombreuses babioles : des épées rouillées, des arcs branlants, des tonneaux pourris, un nombre important de torches stockées dans un coffre en métal, et aussi énormément de nourriture. Cependant, rien ne montrait la cause de leur agressivité.
Enaë, qui était partie de son côté, annonça soudain qu'elle tenait peut être une piste. 
En effet, de nombreuses empreintes, témoignant d'une forte activité, se dirigeaient vers le sud. Thôl appela Félindrae, qui était en train de caresser machinalement le petit ourson qui l'accompagnait, le regard dans le vague. Elle leva des yeux empreints d'une tristesse infinie vers lui, se leva, et marcha vers eux.


Tous les trois se dirigèrent à travers la forêt, suivant la magicienne qui avait posé sa main sur le sol et murmurait tout en avançant. Ils avancèrent ainsi pendant une dizaine de minutes, et arrivèrent vers une étrange grotte. Aucun d'entre eux ne connaissait son existence. Son entrée béante était plongée dans des ténèbres terrifiantes, presque palpables. Les trois compagnons sentirent que leur quête s'achevait. D'un accord tacite, ils s'enfoncèrent dans la caverne.


La grotte était basse de plafond, et rétrécissait au point que les aventuriers durent s'accroupir sur quelques mètres. Lorsqu'ils se relevèrent, ils entendirent des bruits sourds devant eux. Ils avancèrent, davantage sur leurs gardes. Les bruits se faisaient de plus en plus clairs, et ils comprirent que ces bruits provenaient d'une discussion entre deux personnes. 
Félindrae décida d'ouvrir la marche. Elle commença à s'avancer, lorsque tout à coup, une voix retentit, haute et claire :


- Mon cher ami, je crois que vos invités sont arrivés !
- Des invités ? répondit la seconde, qui semblait intriguée.


Félindrae avait devant elle une salle rectangulaire contenant une grande table taillée dans la pierre, et un trône imposant. Le long des murs étaient sculptées des sortes d'alcôves, avec un visage gravé sur chacune d'entre elles. L'halfeline sentit un frisson lui parcourir l'échine. 
Deux hommes se tenaient devant la grande table, et l'un deux la regardait. C'était un humain de taille moyenne, richement habillé d'un long pardessus sombre sur une chemise blanche dont les extrémités étaient cousues de fils rouges. Un médaillon doré pendait à son cou. Il avait également un pantalon à la coupe ajustée et des bottes luxueuses. Il portait un chapeau à large bord qui masquait partiellement son visage, cependant, Félindrae pouvait distinguer les deux yeux froids qui s'étaient posés sur elle. Il s'agissait de celui qui avait pris la parole en premier.
Celui-ci lui glissa un sourire espiègle. Il leva lentement les mains vers elles, paumes ouvertes et tira une révérence. Sur ce, il disparut sans un bruit.




Enfin. Je suis enfin libre. Je vais pouvoir rassembler les brebis du maître et les guider vers ses pâturages.


Dernière édition par Terry le Mar 28 Oct - 01:23 (2014); édité 2 fois
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Krull
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MessagePosté le: Ven 24 Oct - 09:22 (2014)    Sujet du message: Les Chroniques du retour de l'Autre Répondre en citant

Trop classe  Exclamation
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Terry
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MessagePosté le: Mar 28 Oct - 02:02 (2014)    Sujet du message: Les Chroniques du retour de l'Autre Répondre en citant

VI.

Félindrae était stupéfaite.
Cette personne se tenait là, une seconde plus tôt et a disparu, sans signe avant-coureurs. Comment était-ce possible ? Quelle était cette puissante sorcellerie ? La seule puissance invisible qu'elle connaissait vaguement était celle que possédaient les représentants des dieux sur le monde, les prêtres. Mais ces hommes n'étaient détenteurs que d'une énergie divine limitée.
Se pouvait-il qu'un dieu ait décidé de descendre parmi les mortels ?

Le second homme avança d'un pas. Il ne semblait pas davantage surpris de cette intrusion que de l'évaporation de son interlocuteur.

- Je suis le bras armé de l'Autre et je vous offrirai sa rédemption. Mourrez !

Et il chargea en hurlant en direction de Félindrae, tout en dégainant son impressionnante épée.
Il portait un harnois, qui semblait neuf, d’une couleur noire mate, sur laquelle étaient gravés des symboles ésotériques, d’une part et d’autre des longues lignes cramoisies finement ciselées qui descendaient des épaulières et se rejoignaient sur le torse en un motif complexe. Une lueur terrifiante émanait de son regard. Il était menaçant, de par sa taille imposante et de sa carrure massive, mais aussi par l’aura qu’il dégageait. Cet homme était un tueur, et Félindrae le ressentait. Une peur panique lui broyait le ventre et lui glaçait les membres. Elle était à sa merci.

Il leva son épée. La dernière chose que l’halfeline vit fut l’éclat mortel de la lame qui s’abattait sur elle.

Alors que les premiers cris retentissaient, les deux compagnons qui se tenaient en retrait se sont précipités pour soutenir la jeune femme. Thôl dégaina son cimeterre tout en courant à sa rencontre. Il leva son épée recourbée et dévia le coup impitoyable qui aurait sans doute coupé en deux la pauvre archère, dans un crissement assourdissant de métal. Thôl grogna sous le choc et fléchit le genou sous la puissance du choc.

Le coup semblait avoir rompu la gangue de peur qui oppressait la demoiselle, qui roula sur le côté.

A présent, c’était le jeune prêtre qui était exposé. Il vit que le chevalier noir avait déjà entamé un terrible mouvement de revers qui allait le décapiter. Il ne pouvait rien faire. La résignation le saisit : il n’avait pu sauver son village, il n’avait pu sauver sa propre vie. Il eut une pensée confuse pour ses deux compagnons, et murmura dans un souffle :

- Je suis désolé…
- Non ! cria Enaë

Voyant l’inévitable choc, celle-ci se jeta sur la course de la lame.




Depuis que les humains ont appris pour la première fois à marcher sur deux jambes et ont repoussé les bêtes avec des lances de bois taillé, ils ont craint les ténèbres d'une caverne béante. Autour des feux de camp, les humains des temps anciens parlaient à voix basse d'un monde sous le monde, hanté par des créatures caquetantes cauchemardesques, des mangeurs d'homme qui rampent et glissent à travers les tunnels souterrains. Mais ce n'était pas qu'une simple superstition. Les ténèbres au centre du monde sont réelles et leur nom est l’Autre, le Ver d'au-delà du vide, l’Innommable, et le signe de Apocalypse. Il est la raison pour laquelle les hommes craignent les ténèbres quand ils descendent sous la terre. La chair ruisselante de cette créature primordiale a accouché d'horreurs innombrables, et sa présence impie s'infiltre dans l'Ombreterre comme un vent empoisonné. Même s'il reste prisonnier par la volonté des dieux, combien de temps cette prison - notre monde - pourra-t’elle supporter ses coups incessants ? Personne ne peut le dire.

- Extrait de Espoir et Désespoir, de Lezna Eddard


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